iPad
Mon appréciation du iPad
20/06/10
Je suis appelé, dans le cadre de mon travail, à toujours être à l’avant garde et à l’affut des nouveautés technologiques susceptible d’être utiles aux différents départements de l’entreprise pour laquelle je travail. L’une des branches des Publications L’Avantage est l’édition de livre. On m’a donc demandé, il y a quelques temps déjà de suivre l’évolution des livres électroniques. Les Kindle, Sony eBook, Nook ne m’impressionnait pas vraiment et me laissait plutôt septique sur l’avenir des eBooks à court terme. Familier avec le média mais déçu des liseuses, j’avais mis sur la glace mes recherches.
Dernièrement, les gens de chez Apple confirmèrent la rumeur du lancement d’une tablette multimédia destinée, entre autre, aux livres électroniques. Mon intérêt pour les livres électroniques fut donc ravivé avec la venue de ce fameux iPad, surtout lorsqu’on sait quel tremplin formidable furent la plateforme iTunes et les iPod pour l’industrie de la musique.
J’ai donc fait commander un iPad 32 au bureau et j’ai exploré le gadget de fond en comble en gardant en tête l’objectif d’acquérir un tel outil : les livres électroniques. Premier constat, il est lourd. Lire un livre avec le iPad, si on ne peu pas le faire reposer sur quelques choses ou ses genoux, deviens vite désagréable. Ça me rappelait un peu l’époque ou j’étais à l’université et que j’étudiais sur mon lit mes gros manuels de mathématique de 1000 pages. Deuxième constat, iBooks n’est pas encore disponible au Canada et ne comporte pas vraiment de livre francophone. Je sais par contre que ce n’est qu’une question de temps avant qu’une division Canadienne de iBooks ne soit lancée. J’ai quand même téléchargé quelques oeuvres publiques de iBooks pour avoir une idée du feeling. J’ai bien aimé feuilleter Winnie The Pooh, mais l’intérêt n’étant pas au rendez-vous, j’ai très hâte de mettre la main sur un roman ou une oeuvre technique, en provenance de la plateforme d’Apple et susceptible de me captiver et de me garder devant l’écran. Je dois dire que les gens chez Apple ont fait une superbe job avec leur boutique et l’intégration des annotations et vignette dans les livres. Je vois ici d’ailleurs un très gros potentiel pour un usage académique.
Je voulais quand même voir si mes yeux allaient finir par se fatiguer, à force de lire un livre sur l’écran du iPad. Contrairement aux lecteurs noir et blanc Kindle et compagnie, la qualité de l’affichage, quoi que excellente, est rétro-éclairée comme l’est un écran d’ordinateur ou de télévision. J’ai donc installé l’application Kindle pour iPad afin de télécharger un livre ou deux traitant de sujet à mon goût. Je n’ai pas souffert de problème de vue à lire un livre sur l’écran du iPad. En fait, j’ai surtout souffert d’inconfort avec le poids de l’appareil.
Une façon agréable et bonifiée de consommer les médias
Déjà habitué à regarder la télévision en naviguant sur Internet avec mon portable M11x ou avec mon iPod Touch, il fut tout à fait naturel, pour moi, d’utiliser le iPad à cette sauce. Outre son utilité appréciable de liseuse électronique, je pense que la plus grande innovation de la tablette d’Apple sera sans doute l’apport d’un tel outil multimédia dans le salon de monsieur et madame tout le monde. Il est très agréable de suivre une émission de télévision tout en consultant les médias sociaux, une publication électronique, en lisant ou même en visitant un site Internet. L’expérience multimédia en est très bonifiée comparativement avec mon iPod Touch et son écran minuscule. Comparativement à mon portable, l’avantage du iPad est qu’il se met en fonction en un clin d’oeil, ce qui vous permet, par exemple, de récupérer l’appareil sur la table du salon et d’aller sur un site annoncé lors d’une émission de télévision ou sur concours afin de participer. Sur le portable, il faut démarrer le système d’exploitation, ce qui représente plusieurs minutes, surtout si la vitesse du disque dur de notre ordinateur portable est standard, soit 5400RPM.
Comparer le iPad avec un ordinateur portable comme le M11x n’est pas réellement justifiable dans le sens que chacun possède son utilité face à l’autre. Par exemple, la puissance de mon M11x versus le iPad est absolument immense, me permettant de jouer à des jeux récent en 3D très demandant. Le iPad lui est davantage axée pour une utilisation conviviale du multimédia (navigation Internet, médias sociaux comme Facebook, Twitter, YouTube, etc.). Comme j’avais les deux sous la main, j’ai quand même pu apprécier l’un versus l’autre pour vous faire part de mes observations. Quoi qu’il en soit, je serai porté à utiliser davantage le iPad que mon ordinateur personnel. J’utiliserai ce dernier pour mes rages de Crysis ou de World of Warcraft.
iTunes, les podcasts et compagnie
À l’image du iPod Touch et du iPhone, l’intégration de iTunes avec le iPad est excellente. J’aime bien l’idée de synchroniser des vidéos, des podcasts vidéos, de la musique etc. pour utilisation éventuelle dans l’autobus, chez le dentiste etc. L’écran du iPad étant facilement 4 fois plus grande que celle du iPhone et du iPod Touch, il est évident que les applications ajustées pour le iPad soient plus pratique et mieux disposées visuellement. Comme le iPad en est a ses balbutiements (et quel balbutiements! Déjà plus de 2 millions d’unités vendu), il y a fort a parié qu’une myriade de nouvelles applications verront le jour très rapidement. Pour ce qui est de travailler sur l’appareil, j’aime définitivement Mail et le calendrier et je me promet d’essayer iWork aussitôt que j’aurai une petite chance.
Au final, j’aime bien l’appareil malgré le fait que je le trouve lourd pour sa vocation principale : liseuse de livre électronique. Je m’explique mal le fait d’avoir omis de mettre une caméra sur le iPad, même si à bien y réfléchir j’imagine mal prendre des photos avec le gros iPad. Il reste quand même qu’il aurait été super de prendre des photos en conjonction avec un logiciel, comme par exemple Evernotes pour iPad. Quoi qu’il en soit, si vous voulez un appareil pratique pour optimiser votre consommation des médias, n’hésitez pas à vous procurer un iPad.
Pour ma part, la prochaine étape est de développer des applications pour iPad et iPhone avec Cacao et bien sur de pousser mes expériences de livre électronique avec les ouvrages de la maison d’édition Les Publications L’Avantage.
Petite note en terminant, pour des livres en français de qualité, j’ai découvert cette apps iPad : La Hutte de la compagnie de Marque. Visitez leur site ici : http://ibookrama.com/?p=415
Ma réflexion sur le iPad d’Apple
28/01/10
À moins de sortir d’un profond coma, vous savez sans doute qu’hier, Apple lançait le iPad. Comme beaucoup de Geeks et Geekettes, j’ai suivi avec intérêt, en direct, la keynote d’Apple. J’ai aimé regarder Steve Jobs, le CEO d’Apple, utiliser de façon tout à fait conviviale ce nouveau gadget. A priori, l’iPad est splendide. L’affichage est très clair et tout semble très lisible, un appareil d’un design soigné, agréable, fidèle aux produits d’Apple.
Beaucoup de gens prétendent qu’il s’agit en fait d’un gros iPod Touch aux dimensions XX-Large. Pour ma part, je considère d’abord le iPad comme une liseuse de eBooks avec en prime de beaux outils multimédia. De belles fonctionnalités multimédia certes, mais pourquoi diable on t’ils oublié d’y intégrer une caméra numérique ? « Rookie Mistake » ? Sans doute pour permettre un prix de vente inférieur à 500$ ou encore pour ne pas cannibaliser les ventes du iPhone. J’aurais pourtant bien aimé voir une vidéo conférence de iPad à iPhone, peut-être dans la version 2 du iPad…
Autre déception, pour un appareil présenté d’abord comme une plateforme multimédia, le iPad souffre cruellement de manque de connexions diverses : pas de port USB, pas de lecteur de carte SD, uniquement une prise à 30 broches, la même que l’on retrouve sur le iPod Touch et le iPhone.
Le système d’exploitation du iPad n’est pas multitâche. On s’entend que sur un baladeur comme le iPod, c’est compréhensible de ne pas en permettre. Déjà, sur un téléphone intelligent comme le iPhone, les compétiteurs offrent de la multitâche. Sur ce que l’on prétend être un ordinateur portable, ne pas permettre de multitâche est d’un ridicule risible. Avec le processeur de 1Ghz sous le capot et la possibilité d’y attacher des périphériques comme un clavier (potentiellement une souris) on aurait pu s’attendre à pouvoir faire tourner quelques logiciels en parallèle, comme par exemple les différents logiciels du nouveau iWorks pour iPad ?
Comme à l’époque avec le iPod et la musique sur Internet, le réel objectif du iPad est de prendre d’assaut le marché des eBooks. Le fait est qu’aujourd’hui, les liseuses de eBooks offrent très peu voir pas du tout de fonctionnalités Multimédia. L’intérêt de se procurer un tel appareil est donc assez limité. Imaginez pouvoir lire un livre, écouter un film, écouter de la musique, lire vos courriels, naviguer sur Internet avec un appareil convivial et élégant. Si une compagnie est bien capable de prendre le marché du livre et d’en faire un succès mondial à l’image d’iTunes pour la musique, c’est bien Apple. C’est pour cette raison que je considère le iPad comme étant d’abord une liseuse de eBooks avec des fonctionnalités multimédia plus qu’appréciables.
Le choix du format ePub est judicieux. Ce format permet d’importer des livres acheter ailleurs (comme par exemple sur www.jelis.ca) puis de les intégrer dans sa bibliothèque, un peu à l’image de nos vieux mp3, qui fonctionnent quand même sur notre iPod, en plus des fichiers mp4 achetés par iTunes.
Le fait que le iPad soit rétro éclairé, à la différence des tablettes à technologie e-Ink de Sony, Amazon, ou B&N, pourrait peut-être gêner les lecteurs plus « hardcore ». En même temps, les gros lecteurs n’ont pas encore adopté entièrement les liseuses et le fait d’offrir de la couleur en étant queques mois/années en avance sur les compétiteurs pourrait bien lancer le eBooks pour de bon. Quoi qu’il en soit, il sera intéressant de suivre l’évolution de iBooks au fil du temps.







